
Quand j'emprunte l'autoroute 20 pour aller à Montréal, dépendant des saisons, j'y découvre ou plutôt redécouvre des moments forts de l'année, par exemple à l'automne, les couleurs des arbres le long de cette autoroute sont magnifiques, l'hiver; les grands espaces remplis de neige sont aussi très beaux.
À la fin de l'été, on y voit partir des grandes volées d'oies sauvages (en québécois, les outardes) pour le sud et ce temps-ci de l'année on les voit revenir et on les entend aussi.
Même au-dessus de chez moi je les vois souvent passé et c'est le cri de ces oies qui me font lever la tête pour les voir. Je trouve ça magnifique et c'est impressionnant de les voir alignées en V et il y a toute une explication derrière. Des scientifiques ont découvert les raisons pour lesquelles elles volent de cette façon.
Je l'avais lu dans le magazine Vivre, mais l'explication est donné aussi un peu partout sur internet, mais voici la version de ce magazine.
REFLEXIONTandis que chaque oie déploie ses ailes, elle crée une propulsion pour celle qui la suit. Grâce à sa formation en V, toute la volée possède une portée plus étendue d'au moins 71% que si chaque oie volait seule. De la même façon, les gens qui s'orientent dans la même direction et qui partagent un esprit communautaire peuvent se rendre là où ils vont plus rapidement et plus facilement, parce qu'ils profitent de la poussée de chacun.Si une outarde s'écarte de la formation, elle sent immédiatement l'insoutenable résistance de l'air et s'empresse de regagner son groupe pour profiter de la force propulsive de la volée. Si nous prenons exemple de l'oie, nous resterons en formation avec ceux qui vont dans la même direction que nous.
Lorsque l'outarde de tête se fatigue, elle se laisse dépasser afin qu'une oie vole à la pointe. C'est une simple question de bon sens que de se relayer pour les travaux exigeants, qu'il s'agisse de gens ou d'outardes qui tentent d'atteindre un objectif commun.
Les oies crient pour encourager celles d'en avant à maintenir leur vitesse, comme les humains elles savent qu'en se faisant entendre, elles motivent leurs coéquipiers.
Finalement, et fait des plus importants, si une oie devient malade ou blessée, et s'écarte de la formation, deux autres oies la suivront pour l'aider et la protéger. Elles resteront avec elle jusqu'à ce qu'elle soit capable de voler ou qu'elle meure. Ce n'est qu'à ce moment qu'elles reprendront leur vol, seules ou avec une autre formation pour regagner leur volée. Si nous prenons l'exemple de l'outarde, nous nous soutiendrons les uns les autres devant l'adversité.
Telle est la puissance qui est mise à la disposition de tous les humains qui choisissent d'unir leurs forces dans une action commune. Il revient à chacun de nous de choisir de faire partie de cette formation en V.
Auteur inconnu.