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samedi 6 mars 2010

Glycéré de plantes anti-infectieux

Avant de vous donner ma recette de sirop pour rhume, grippe, toux, etc.....
Je vous donne une recette de glycéré que j'incorpore dans ma recette de sirop.
Avant tout je vous avise que je ne suis pas herboriste. J'ai pris quelques cours en herboristerie mais sans pour autant aller jusqu'au diplôme, mais le peu que j'ai pris m'a bien servi jusqu'à maintenant. Ça fait déjà quelques années que je fais ce genre de sirop et il est très efficace.
Ce glycéré n'est qu'un ingrédient de mon sirop, je vous mettrai la recette sirop plus tard cette semaine.


Voilà ce que j'ai mis dans le pot à macérer:
10 gr. de molène
10 gr. guimauve
3 gr. cataire(c'est tout ce qui me restait). En principe j'aurais mis 10 gr. aussi.
250 gr. glycérine végétale
100 gr. d'eau distillée
Je les ai pesé, mais en fait vous pouvez y aller avec le volume seulement, c'est plus simple.
Vous placez les plantes que vous voulez utiliser dans un pot, vous occupez soit 20 ou
30 % du pot, vous mettez de la glycérine environ pour couvrir au double du volume et vous ajoutez de l'eau pour aider à réduire la densité de la glycérine et augmenter son pouvoir d'extraction. Ce serait aussi possible d'utiliser de l'alcool ou du vinaigre de cidre de pommes à la place de l'eau.
C'est certain que c'est pas toujours aussi simple, dépendant de quelle plante vous utilisez, quelle partie(fleurs, feuilles, racines), fraîches ou séchées, mais dans l'ensemble quand vous y allez au volume, vous ne vous trompez pas de beaucoup et il n'y a que les gens qui n'essaient pas qui ne font par d'erreurs....
Il faut vérifier la consistance au fil des jours quand vous brassez le pot.
Par exemple, pour ce mélange, j'ai ajouté de la glycérine après une semaine, car les plantes avaient beaucoup absorbé les liquides et elles n'étaient plus recouvertes.

Placez le pot, là où vous pourrez le voir pour ne pas oublier de le tourner chaque jour ou chaque deux jours. Laisser macérer pendant 4 à 6 semaines. Filtrez, versez dans un contenant en verre ambré, ajoutez-y une dizaine de gouttes d'EPP (extrait de pépins de pamplemousse) et conserver au frigo. Vous pourrez conserver cette préparation pendant 6 mois et l'utilisez soit directement comme ça ou comme moi l'ajoutez à autre chose

vendredi 26 février 2010

Une triste nouvelle pour l'herboristerie


Quelle dommage!!


Avec toute cette nouvelle réglementation du gouvernement concernant la vente des produits naturels, malheureusement des petites entreprises qui ont des super bons produits mais qui ne peuvent assumer les frais qu'impliquent ces nouvelles règles devront fermer leurs portes...

Avec la permission de Danièle Laberge, herboriste qui devra fermer les portes de l'Armoire aux Herbes avec un grand chagrin, voici le texte qu'elle a écrit:

Écho sensible de la réalité québécoise.

Pour la première fois en trente ans, il n’y aura pas de serre remplie à craquer d’herbes et de fleurs en devenir, pas de merveilleux jardins à perte de vue, pas de production de plantes médicinales, pas de transformation en nos excellents produits de santé. C’est avec beaucoup de peine et le cœur très gros que j’ai dû finalement arriver à cette conclusion, forcée de le faire par la conjecture actuelle. Ma chère Armoire aux Herbes écoulera cette année les produits qui nous restent, bons au moins jusqu’en 2012, puis, elle devra fermer ses portes.

Il est impensable d’engager les frais encourus par une autre saison agricole, tous ces salaires des jardiniers et transformateurs animés par l’esprit le plus pur de la tradition herbale, alors qu’il devient rapidement impossible d’offrir nos produits d’herboristerie aux clients qui les aiment et les réclament dans les magasins de produits naturels. Nous vivons depuis dix ans sous les menaces, dans un climat d’insécurité et dans la nécessité de tout justifier aux yeux de personnes qui ne connaissent rien de notre réalité. Nous décidons de retirer de sur nos têtes cette épée de Damoclès qui a miné nos énergies et brisé nos cœurs. Nous choisissons la paix et la liberté et la conséquence de choix, c’est le retrait stratégique et volontaire.


Après des efforts notoires de démarches auprès de Santé Canada pour faire approuver nos produits afin de tenter d’obtenir les sacro-saints Numéros de Produits Naturels (NPN) imposés, nous avons dû reculer et nous rendre à l’évidence que nos produits tels qu’ils sont ne passeraient jamais cette épreuve pharmaceutisante. Nous n’allons pas nous mettre à faire des teintures dans l’alcool pour satisfaire des exigences extérieures.Nous n’avons jamais crû en ce processus de « triage » du gouvernement, il faut bien le dire. Une des plus grandes faiblesses de la réglementation des produits de santé naturels vient du fait que les critères d’évaluation et les normes de preuves exigées pour homologuer les produits ont été établis par Santé Canada sans aucune distinction qu’il s’agisse de produits manufacturés par de grandes multinationales ou par des petites et moyennes herboristeries artisanales dont le rôle a toujours été d’offrir un large compendium pour bien servir.

Nous avons pressenti dès 2004 que nous (les petites herboristeries traditionnelles) serions les laissés-pour-compte dans cette histoire. Nous savons que nos produits sont efficaces, que leur innocuité est réelle et que si nos clients y sont demeurés fidèles depuis des décennies, c’est parce qu’ils fonctionnent. Nous ne devrions pas avoir à réparer ce qui n’est pas cassé, à changer ce qui réussit. Nous ne devrions pas avoir à réviser nos formules qui ont fait leurs preuves pour qu’elles soient copies conformes des formules de quelques herboristes du passé ayant été sélectionnés pour faire office d’experts, à changer nos concentrations qui sont parfaitement appropriées, à faire tester chaque année pour des résidus de produits chimiques, nos produits d’herboristerie qui proviennent uniquement de notre terre, celle-ci étant éloignée de toute culture polluante et certifiée biologique et biodynamique depuis l’avènement au Québec de telles certifications.

Pour nous, la plante médicinale est et devrait demeurer un aliment et non une drogue. « Que ton aliment soit ton remède ». Il n’y a aucune différence entre le tonique à l’ail que nous extrayons dans le vinaigre et l’ail que nous mangeons. Ils ont tous deux une indéniable action curative, tout comme nos carottes et notre chou. Une véritable transformation traditionnelle, à échelle humaine, faite dans le respect de bonnes pratiques de fabrication n’en fait pas pour autant un produit de laboratoire mais constitue une méthode visant à s’assurer du service des bonnes plantes pendant les saisons où elles ne sont pas disponibles dans nos champs et dans nos jardins.

Comme la choucroute préserve nos choux et les pots de salsa nos savoureux légumes d’accompagnement. Nous ne croyons pas à l’analyse des principes actifs, à la mesure de quelques éléments, avec la prétention d’assurer ainsi une constance de concentration.

Chaque année que le ciel nous donne fait pousser des plantes qui sont quelque peu différentes dans leurs combinaisons d’éléments et ce, pour de bonnes raisons. La standardisation n’a rien à voir avec la qualité. Elle n’est que la preuve d’un produit mort, dans lequel ne coulent plus les sources de la vie qui elle, est d’abord et avant tout changement.

Pour nous, la qualité de nos plantes, évidente à tous ceux qui au fil des ans ont visité et sillonné nos jardins, la qualité vibratoire, malgré le fait qu’elle ne soit pas encore mesurable en laboratoire, a fait ses preuves. Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli, fiers de ce qui aura été un beau modèle de petite entreprise honnête, fidèle à ses convictions profondes, heureuse de vous avoir offert nos jardins en gouttes, en huiles et en tisanes.

Nous avons de la peine pour les thérapeutes habitués à soulager la souffrance humaine grâce à nos produits et à ceux de nombreuses autres petites herboristeries. Nous avons de la peine pour les herboristes de demain qui n’auront pas la chance de vivre cet extraordinaire périple qui nous a animés pendant trois décennies. Nous avons de la peine pour les gens qui se verront brimés dans leur liberté de choisir et de juger par eux-mêmes ce qui leur convient, en consommateurs avertis. Nous aurions préféré que l’attention de Santé Canada se concentre sur tous ces dangereux produits de synthèse qui rendent tellement de gens malades ou dépendants, grugeant leur santé déjà taxée par les exigences de la vie actuelle, stressante à souhait.

L’automne dernier, j’ai récolté, nettoyé, compté avec amour toutes les semences qui allaient devenir les jardins 2010. Notre ail a été mis tendrement en terre. Cet hiver, j’ai fait naître sur papier les configurations harmonieuses et les compagnonnages qui allaient créer toute cette beauté, planifié l’utilisation de chaque pouce carré de serre afin que tout soit prêt pour une autre saison verte, imaginé chaque engrais vert, chaque semis en succession. Les jardins ont une fois de plus vu le jour dans mon esprit.Hélas, je sais maintenant que leur descente dans la matière ne se fera pas cette année, et plus jamais dans les années à venir.

On ne peut pas prendre d’année sabbatique en agriculture. Rapidement, les jardins, retourneront à la nature sauvage. Il en restera quelque chose, une fertilité étonnante, certaines des vivaces qui résisteront à l’envahissement des adventices, des fleurs qui, du moins les premières années, pourront se frayer un chemin, des êtres invisibles qui, conviés avec respect depuis longtemps, préserveront ce qui peut l’être de ce beau rêve, de ce beau projet dicté non par l’économie mais par une vision spirituelle. Il faut croire que l’heure qui fut n’est plus et qu’elle ne sera plus pour un temps.Je me rends bien compte que la vision sociale actuelle et celle que je porte ici ne vont pas dans la même direction.

Je vois l’intuition comme source de connaissance pour l’avenir. L’intuition et la pensée vivante ainsi que l’évolution de tous nos sens vers la subtilité. La société voit de plus en plus la science comme seule source de vérité, l’analyse laborantine comme seule preuve acceptable de qualité ou d’innocuité et la consommation comme la source du bonheur.La tenue de dossiers et la somme incommensurable de toutes sortes de documents minutieux et pointus n’améliorent en rien la qualité d’un produit de plante. L’établissement d’une telle panoplie de procédures ne fait que nous distraire de notre véritable travail. Nous sommes des artisans du végétal vivant.. Pas des employés d’une manufacture de produits de plantes. L’amélioration d’un remède à base de plantes ne se produit que lorsque le travail manuel de la terre et le fait d’œuvrer concrètement à la vitalisation de cette dernière permet d’élever des plantes de plus en plus vibrantes et saines.

Il n’est pas normal de devoir, dans une herboristerie, sacrifier des jardiniers pour payer des pousseux de crayons ou de touches d’ordi dont le rôle est de satisfaire l’obsession gouvernementale. Je lisais dernièrement ceci :« L'émission d'une licence de mise en marché signifie que le produit a été examiné par Santé Canada et qu'il est sûr, efficace et de haute qualité sous ses conditions d'utilisations recommandées. »

Quelle illusion ! Quelle délusion !

Bien sûr, lorsque la responsabilité d’évaluer et d’homologuer l’efficacité, l’innocuité et la qualité des produits est dispensée à des gens pour qui toutes les plantes se valent, qui n’admettent pas la valeur ajoutée d’un produit biologique, qui nous avouent n’avoir jamais entendu parler de la biodynamie, pour nous, la marche est haute pour faire valoir notre position et nos priorités.Ce n’est pas notre mission d’aller dans cette direction. Nous sommes un art du terroir, pas un sous-produit de compagnies pharmaceutiques qui essaient de s’adapter à la vision arhimanique pour être accepté par le système et recevoir l’alléchante permission de pouvoir se vendre légalement. Nous n’avons besoin de la permission de personne pour bien faire notre ouvrage d’herboristes. De toutes manières, ce n’est pas le gouvernement qui sait ce que cela veut dire, ne comprenant rien à notre réalité qui ne les passionne pas. Sinon, ils seraient avec nous dans le champ.Je crois qu’en dehors de la vitalisation de la terre, seule la joie du travail bien fait, la saine ambiance de travail où chacun se sent valorisé et la conscience d’œuvrer à la guérison peut ajouter quelque chose à la qualité du produit de plante.

Nous sommes vibrations en contact avec les vibrations cosmiques. Nous ne sommes pas des objets en train d’en manipuler d’autres. Il y a bien davantage à l’œuvre que des formules chimiques et des données mathématiques. Nous assurons le sauf conduit de formes de vie dans un avenir qui, au fond, fait tout pour rendre l’existence impossible à ses meilleurs apôtres.J’ai toujours dit que je n’étais pas venue sur la terre pour faire des produits à base de plantes, que ce n’était qu’une excuse pour faire circuler la vie.

Ce ne sont pas des gouttes plus ou moins concentrées de substance que j’ai offertes à L’Armoire aux Herbes, mais des jardins biodynamiques en bouteilles, une qualité vibratoire guérissante, une vision de demain, un espoir et une certitude de pérennité. Depuis 30 ans, je ne compte plus les gouttes de jardins qui se sont déversées au quatre coins de la province. Les personnes qui nous cherchaient nous trouvaient. Ma seule consolation est d’avoir fait école et que d’autres, maintenant, comprennent l’importance de demeurer fidèle à l’engagement envers la vie.Peut-être est-ce le temps pour moi de diffuser l‘esprit sans qu’une somme phénoménale de mon énergie aille au support de la matière? Je ne sais pas.

Ce que je sais, c’est que j’ai eu la chance immense de vivre sur une terre fertile et hautement spirituelle qui continuera encore longtemps à offrir ses services subtils et à soigner par la conscience. Je ne suis pas attachée au revenu généré par la vente en magasin. Ma motivation n’est pas pécuniaire, ne l’a jamais été. J’ai apprécié les sous générés par ce moment de liberté où nous avons pu offrir le bon sans avoir à prouver autrement que par les résultats obtenus. Il a permis de redonner encore et encore à cette terre d’accueil que nous travaillons sans relâche.

Il nous a permis d’inviter une immense variété de plantes, produisant un écosystème heureux et vibrant de santé. Il nous a permis d’avoir la liberté d’offrir des connaissances sans dépendre totalement des retombées financières pour le faire.

Il nous a permis de ne pas acheter pour revendre mais de produire en biodynamie, sans jamais négliger l’effort à fournir. Il nous a permis de donner sans compter. Je ne regretterai jamais cela. Même si, finalement, c’est la réalité financière qui force le retrait de cette herboristerie qui a toujours tenté, dans la mesure du possible, de bien payer ses employés, de ne jamais sacrifier la qualité pour la quantité, ni faire des coins ronds.J’ai toujours vu L’Armoire aux Herbes comme un dispensaire, un vrai, au service de l’humain qui ne peut pas se permettre de payer plus cher pour supporter des laboratoires, des formulaires et des tonnes de papier à noircir.

Je préfèrerai toujours noircir la terre en lui ajoutant du bon compost que de noircir du papier. Faudra-t-il attendre l’écroulement du système et l’état d’urgence pour que renaisse le respect des petites herboristeries qui, malgré le fait qu’elles ne peuvent pas se payer le luxe de l’approbation aliénante d’un système à la courte vision et aux valeurs décentrées, ne devraient pas pour autant constituer des hors-la-loi à contraindre et à assassiner?

Non, je ne vendrai pas à rabais toutes les vivaces qui sont ici. Je respecte trop la terre pour lui arracher ses enfants par les racines pour des raisons économiques. J’ai toujours partagé généreusement mes amies les plantes. De nombreux jardins du Québec sont les rejetons de cette florissante Armoire aux Herbes.

Je continuerai à être la gardienne dévouée de cette terre que j’aime tant.J’aurai beaucoup de peine quand, ayant trouvé pour elles des personnes aimantes et accueillantes, mes juments devront me quitter car je n’aurai plus les moyens de les nourrir, ni d’usage pour leur fumier, source animale de tous nos composts.J’aurai beaucoup de peine quand on démantèlera la grande serre, afin qu’elle puisse continuer de servir ailleurs, le grand séchoir qui nous a aidé à créer les plus belles tisanes au monde, ceci dit sans le moindre orgueil.Sachez que je ne suis pas inquiète de ma survie personnelle. On a besoin de peu quand on avance en âge. Ma richesse dans cette vie, ce fut d’avoir vécu pleinement mon rêve, d’avoir généré de tels jardins et d’avoir pu promouvoir, avec leur assistance, beauté, santé et vie de l’âme.

Toutes mes économies y sont passées. Et Dieu sait que je ne regretterai jamais d’avoir fait ce choix. C’est ce qui a justifié tout mon enseignement et mes plus belles découvertes.Il me reste à me mettre totalement d’accord avec ma destinée de maintenant, soit ce retrait et cette imminente fermeture, à cause d’un système politico-social qui manque de vision et de profondeur. Mais c’est là où nous sommes, n’est-ce pas? Il paraît qu’on a les décideurs qu’on mérite. Cette épreuve deviendra-t-elle une motivation de plus pour continuer de partager la connaissance, la vision d’un avenir où le vivant retrouvera sa vraie place, à la source de nos choix et de nos vies?

Je me mettrai d’accord avec ce qui se passe. Je ne serai pas une victime. J’y découvrirai ma prochaine étape. Je ne serai pas une « Has been ». Je ferai confiance aux forces spirituelles qui m’ont guidée tout du long et qui savent ce qui est espéré pour cette nouvelle phase de ma vie. Je ne me révolterai pas, je ne me fermerai pas comme une huitre. Je continuerai à supporter les causes qui me sont chères. J’aiderai de mon mieux mes proches et les gens de mon milieu. Et je jardinerai à mon échelle : je ne saurais imaginer ma vie sans un potager, sans quelques îlots dans lesquels j’intègrerai mes plus essentielles alliées. Je demeurerai jusqu’à mon dernier souffle une ardente amoureuse du règne végétal.

Je suis une poupée russe vivante. Je me relève vite et résolument quand on me fait tomber. Je suis aussitôt prête à aller encore plus profondément contacter mon essence pour comprendre et continuer à remplir la mission qui justifie ma présence sur cette terre.En janvier, j’ai connu l’ablation de ma vésicule biliaire qui s’affaissait et devenait dangereuse de par la présence d’une quantité excessive de pierres. La souffrance précédant l’opération fut extrême.

Mon corps en est à réapprendre à fonctionner hors de ses sentiers battus, à emprunter d’autres voies, à s’habituer à l’absence d’un organe, à se rebâtir une nouvelle façon de fonctionner. Vous comprendrez que je ne puisse m’empêcher d’y voir là la symbolique de ce que vit notre société.On peut couper l’élan à une herboristerie traditionnelle. On peut l’empêcher de vendre ses produits. Mais on ne peut pas démolir une herboriste de souche, une biodynamicienne de cœur, une femme de la terre et une guérisseuse, même si on lui retire le droit d’offrir ses plus beaux fruits.

Je veux remercier ici, de tout mon cœur, toutes les belles personnes qui se sont données sans compter pour que vive L’Armoire aux Herbes: les fournisseurs, les distributeurs, les employés, les jardiniers, les stagiaires, les amis et les fidèles clients, l’Herbothèque et ses étudiants. Et plus particulièrement ma sœur Hélène et mon neveu Frédéric, qui vivent ce deuil de très près avec moi et dont l’amour et le désintéressement adoucissent les jours qui nous restent.Si vous désirez vous procurer les derniers produits de L’Armoire aux Herbes, faites vite. Ils seront disponibles encore un temps dans certains magasins. Vous pourrez aussi nous les commander directement jusqu’à écoulement des stocks par téléphone, fax ou sur notre site web armoireauxherbes.com

Profitez-en pour aller voir les photos, lire les textes, vous nourrir à cette source qui d’ici la fin de l’année en cours, se tarira ou prendra une autre forme.Merci d’être là et de croire en une herboristerie qui va au-delà du commerce. Une herboristerie qui a de longues racines et qui, malgré les extrêmes du climat actuel, survivra et fleurira encore et toujours, quelle qu’en soit la forme.
Je vous salue bien bas et vous tire ma révérence,

Danièle Laberge Herboriste traditionnelle

Maman de la bientôt feue Armoire aux Herbes



Vous avez tous et toutes la permission explicite de l’auteure de ce texte, de le reproduire textuellement et de l’envoyer à tous vos amis et connaissances ainsi qu’à tous les médias de votre choix.

samedi 20 février 2010

Macérât de vanille

J'ai déjà fait un extrait de vanille maison pour la cuisine et ensuite j'ai essayé celui-là:Tout simplement:
250 gr. d'huile végétale de jojoba
6 gousses de vanille biologiques
C'est possible d'utiliser une autre huile végétale que jojoba
Faire macérer pendant 6 semaines.
Personnellement, la macération se fait depuis plus de 3 mois et je prends ce que j'ai besoin à même mon pot à mesure, jusqu'à ce que je sois obligé de filtrer
Dans la recette de sels de bain pour future maman , je l'utilise.
J'adore l'odeur !!!

jeudi 14 mai 2009

Le millepertuis en danger....

Quand je dis; le millepertuis en danger, c'est qu'il est dans la mire de l'Ordre des pharmaciens du Québec.

En disant que le millepertuis est dangereux car il entre en interaction avec plusieurs médicaments... qu'il ne devrait pas être disponible sur tablette mais bien sur demande au pharmacien, derrière le comptoir...

Ce qui veut dire qu'il ne serait plus vendu dans les magasins d'aliments naturels et en plus ils le vendraient probablement beaucoup plus cher, donc moins accessible pour les gens par exemple qui décident d'utiliser du millepertuis à la place de ces fameux antidépresseurs.

Il y a une pétition qui circule organisée par la guilde des herboristes du Québec contre cette décision. Si vous voulez la signer, allez ICI.
La guilde nous informe qu'il est important de garder accès aux plantes médicinales, comme les millions d'individus l'ont eu avant nous depuis des milliers d'années.
L'option qu'offre la guilde, c'est d'inscrire l'interaction qui existe sur les médicaments visés comme ils inscrivent de ne pas prendre d'alcool ou de pamplemousses ou toute autre interaction. Ce serait plus logique, n'est-ce pas ??

J'avais lu un article sur Passeport Santé à la fin avril sur le même sujet.

Comme d'habitude, ils aiment mieux faire peur aux gens, avec les produits naturels pour vendre plus de médicaments.

Allez-vous signer cette pétition pour que nous conservions le droit de décider comment nous soigner ??

mercredi 17 décembre 2008

Astuce-Détente 14

" DOUCEUR DES PLANTES "

Une infusion....quel bonheur !!
Les plantes gomment en douceur les effets du stress et de l’anxiété.
Et ça nous permet de s'arrêter un peu.

En vedette : valériane, camomille, millepertuis, mélisse, verveine, tilleul, orange, marjolaine, passiflore, et bien d'autres. L’idéal c’est de se procurer un infuseur
et d’utiliser des plantes fraîches ou séchées, non réduites en poudre.

Quand vous aurez goûté à une tisane avec des plantes fraîches ou séchées, vous ne voudrez plus de celles en sachet. Le goût n'est pas à comparer.

Sur la photo, j'ai de la camomille et j'ai deux infuseurs; soit celui dans la tasse avec une poignée ou l'autre, petite boule fermée, j'aime bien les deux. Celle dans la tasse est plus pratique quand ce sont des plantes plus volumineuses, comme la verveine par exemple.

Je vous mentionne des plantes qui ont toutes un effet relaxant et/ou vous aideront à dormir, à calmer votre anxiété, agitation et irritabilité.
Attention ! Une seule tisane ne fera pas tout ça, mais au moins l'effet de détente sur le moment se fera sentir.


Je ne pourrais me passer de mes tisanes et vous ??
Laquelle aimez-vous??

samedi 1 novembre 2008

HUILE DE ROSES

Mon mari et moi aimons beaucoup les roses.

Nous avons deux rosiers à la maison et étrangement l'un d'entre eux nous donne des roses pendant presque tout l'été, de belles roses rouges.... et même facilement jusqu'à septembre inclusivement.

Je dis étrangement, car nous sommes des jardiniers paresseux, c'est à dire que nous n'intervenons pas beaucoup, aussi bien dans les plates-bandes que dans le potager et malgré tout nous obtenons de beaux et bons résultats. Nous enlevons les mauvaises herbes, mais les engrais de toute sorte, herbicides, insecticides etc. , on évite.

Comme je fais la plupart des produits cosmétiques et ménagers que nous utilisons, je cherche aussi à utiliser le plus possible ce qui pousse dans la cour. Un peu comme en cuisine, nous cherchons de plus en plus à utiliser ce qui est le plus près possible de la nature et d'autant plus quand on sait d'où ça vient, c'est merveilleux!

Donc, cette année j'ai décidé de faire quelque chose avec les belles roses que je vois tous les jours de ma fenêtre de cuisine.

Je me suis fais une "HUILE DE ROSE"

J'ai défais les pétales des roses et comme je savais que ces pétales sont fragiles et rancissent facilement quand on les mets dans une huile à cause de l'eau qu'elles contiennent, je les ai mis à sécher 2 jours, seulement étalées sur les plateaux de mon déshydrateur (sans faire fonctionner le déshydrateur). Elles n'étaient pas complètement sèches mais je m'assurais quand même qu'il n'y ait plus d'eau.

À noter qu'il est préférable de ne pas faire cette huile avec les fleurs de chez le fleuriste, car ces fleurs sont traitées et paraît-il "très" traitées, donc attendez l'été prochain pour faire votre huile avec vos roses ou celles de vos voisins...

J'ai mis les pétales dans un pot de verre, j'ai recouvert bien comme il faut d'huile d'olive biologique de première pression à froid et j'ai fais macérer pendant un mois, en retournant mon pot environ à tous les deux jours, j'ai filtré.

Voilà le résultat !

Il ne faut pas s'attendre à ce que l'huile soit rosée et tout comme les autres macérations de fleurs dans l'huile, ce n'est pas l'odeur de la fleur que l'on recherche mais bien les propriétés de ces fleurs ou plantes.

Donc, la rose est bonne pour la peau, entre autres, elle est astringente, régénérante, purifiante et anti-rides.

Comme j'ai choisi l'huile d'olive pour cette macération et qu'elle se conserve bien, vous pourrez garder cette huile pendant 12 à 18 mois à l'abri de la lumière. J'aurais pu choisir l'huile d'amande douce ou on parle souvent de l'huile d'argan qui se mélange bien avec la rose, mais personnellement je trouve ces huiles plus fragiles et l'huile d'argan est très chère. Mais ce sont des alternatives.

Je vous reviens avec une recette de crème hydratante avec cette huile de rose.

dimanche 28 septembre 2008

Sauge officinale (Salvia Oficinalis)

Ça, c'est mon plan de sauge officinale (salvia officinalis). Un petit arbuste tout en feuilles (qui grossit bien, en largeur surtout) très odorant.

À chaque année, j'utilise soit des feuilles fraîches et/ou j'en fais sécher pour des tisanes et des macérations.

J'entends par macération, soit dans une huile végétale, comme je vous ai déjà parlé avec l'huile de calendula que je pourrais utiliser pour faire des baumes à lèvres, car la sauge officinale est bonne contre l'herpès labial ou dans de l'alcool que j'utiliserai dans des déodorants faits maison.

Je vous rappelle de toujours vérifier le nom en latin des plantes pour être certaine de ce que vous achetez. Il existe environ 500 espèces de Salvia

Il peut y avoir de grandes différences dans les propriétés des plantes d'une même famille.
Et même, dans "salvia officinalis", il y a encore des sous-familles

Comme l'eucalyptus par exemple, on voit souvent "eucalyptus" tout court, quand on sait qu'il existe des centaines d'eucalyptus. S'il en existe autant c'est qu'elles doivent être différentes donc, employées de façon différente.
Salvia, vient de salvare qui, en latin, signifie "guérir".
La sauge agit contre les maux de gorge et les troubles de la digestion.
La plante réduit efficacement la transpiration. Cette
propriété et les effets toniques et oestrogéniques de la sauge en font un excellent remède contre les troubles de la ménopause: réduction des bouffées de chaleur et adaptation de l'organisme aux modifications hormonales. Pour la ménopause, je lui préférerais la sauge sclarée (salvia sclarea) n'ayant pas les inconvénients de la sauge officinale, on peut utiliser celle-ci sur une longue période.

On peut l'utiliser en gargarisme jusqu'à 3 fois par jour en cas de maux de gorge.

Les feuilles de sauge fraîches sont précieuses comme remède de premier secours. Appliquer sur les piqûres et les morsures.

Elle peut aussi être utilisée en cuisine; avec du poisson, des légumes, des sauces, des omelettes.

Ceci dit, il est important de savoir que la sauge officinale en HUILE ESSENTIELLE peut être toxique à forte dose. Il est donc recommandé de consulter un professionnel de l'aromathérapie avant de l'utiliser, surtout en interne.

Il est à noter que la plante fraîche, sèche, en macération ou autres est, des centaines de fois moins concentré qu'une huile essentielle. Donc n'ayez quand même pas peur de l'utiliser en tisane, en macération ou autres.
Par contre , ne pas utiliser la plante ou l'huile essentielle pendant la grossesse et/ou allaitement chez les enfants, en cas d'hypertension et d'épilepsie.

Pour cette macération, j'ai utilisé les feuilles fraîches de mon plant. J'aurais pu le faire avec des plantes séchées, c'est ce que je ferai cet hiver si j'en manque.

J'ai rempli mon pot de feuilles sans tassé et j'ai ajouté de l'alcool 40o ou vodka jusqu'au bord pour bien couvrir les plantes. J'ai laissé macérer pendant un mois, pas nécessairement en plein soleil et pas non plus à l'obscurité.

Je fais en sorte de les avoir à vue pour me rappeller d'agiter les pots environ à tous les 2 jours.

Après un mois, je filtre avec une étamine bien serrée ou un filtre à café. Dans ce cas-ci , les feuilles de sauge ne s'émiettent pas vraiment, donc, il n'y a pas d'inquiétude pour avoir plein de résidus de plantes dans votre préparation.

Voilà le résultat!! Je pourrai garder pendant 3 à 4 ans sur tablette. Je suis sûre de l'utiliser avant.

Il n'est pas nécessaire de garder au frigo, mais pas en plein soleil, tout simplement dans une armoire.
Je pourrai l'utiliser en gargarisme en cas de maux de gorge, ou encore, 5 à 15 gouttes dans de l'eau 2 ou 3 fois par jour en cas de mauvaise digestion.

Ou encore, et surtout la raison pour laquelle je le fais, en déodorant.

Je vous reviendrai bientôt avec une recette de déodorant, dans laquelle je l'utilise.

vendredi 5 septembre 2008

Pommade Becké Bobo

Grand-mère ingrate que je suis........

Vous savez comment ils sont les bébés, surtout les petits gars qui ont le nez fourré partout, et en plus, ils sont vite sur leurs patins....

Shawn, mon petit-fils de 16 mois a une attirance particulière pour les marches. Il est assez habile en général, mais de toute évidence, pas cette fois-ci.

Comme vous voyez sur la photo, le résultat d'une marche manquée et atterrissage sur le tapis. Il s'est écorché la peau.

Rassurez-vous par contre, les traces sur son chandail, ce n'est pas du sang mais bien, du jus des fraises qu'il a mangé.

Toujours mes fraises bio du Marché Jean Talon. Il s'est régalé.

Ici, déjà prêt à reprendre où il avait laissé

Tenaces, les petits.....

Alors, les outils magiques de mamie et mes premiers réflexes sont : les huiles essentielles. Mais, pas dans ce cas-ci.

OUBLIEZ ÇA !!!! Trop proche des yeux!!!!

Alors, les plantes !!! ET OUI !!!

Petite pommade que j'avais sous la main, bien sûr.....

Et qui est des plus simples à faire




Voici la recette:


45 gr. d'huile de calendula (voir recette plus bas)

5 gr. de cire d'abeille

1 gélule de vitamine E.


Faire fondre la cire d'abeille avec l'huile d'olive dans un bain marie ou une petite casserole à lait ( à fond épais) sur un feu très doux. Retirez du feu, ajoutez la vitamine E.

Gardez dans un petit pot fermé. Peut être conserver 12 à 18 mois.

Utiliser pour petits accidents comme écorchures, pour aider la peau à cicatriser et pour votre visage, la calendula est merveilleuse pour la peau.

Si vous l'utilisez moins près des yeux, vous pourriez ajouter 1 ou 2 gouttes de lavande vraie (lavendula angustifolia) dans vos mains mélangées à la pommade pour augmenter l'efficacité étant donné que la lavande est aussi cicatrisante.

Si vous avez de l'huile de calendula prête, vous pouvez l'appliquer sans faire la pommade.
Comment faire votre huile de calendula? Plus bas...

mercredi 3 septembre 2008

Huile de Calendula

CALENDULA
(calendula officinalis)
Certains l'appellent calendule ou souci.
Cette année, je n'en avais pas dans mon jardin. C'est une fleur annuelle facile à cultiver.
Alors, quand je n'en ai pas , je l'achète à la
Bottine aux Herbes, où ils vendent toutes les plantes inimaginables version bio ou sauvage.
Le seul que je connaisse avec une aussi grande variété et fraîcheur de plantes.C'est leur spécialité. Donc les plantes ne restent pas longtemps sur tablette et sont conservées de la bonne façon.
Ici, je vous montre la fleur bio séchée que j'ai acheté et mise dans un pot pour préparer le mâcérat huileux ou huile florale de calendula.
Lorsque vous voyez sur une liste d'ingrédients: huile de calendula, c'est cette huile qui a été macérée au préalable. Une bonne compagnie vous écrira dans quelle huile elle aura été macérée.
Plusieurs choix sont possibles; huile de tournesol, huile d'amande douce, huile d'olive.......
L'huile d'olive semblerait être la meilleure en ce qui concerne l'extraction des principes actifs des plantes. Elle est aussi très polyvalente et se conserve aussi très bien. Vous trouverez ici certaines propriétés cosmétiques de l'huile d'olive
La plupart du temps, je choisis l'huile d'olive de première pression à froid et biologique. Je sais , c'est plus cher. Mais, quant à faire des produits maison et en plus pour se mettre sur la peau et éventuellement dans la figure et/ou utiliser pour les enfants, vaut mieux prendre la bio.
Pas compliqué! Après que vous aurez choisi la grosseur de votre pot. Vous placez les fleurs de calendula sans trop tasser et recouvrez les fleurs de l'huile que vous aurez choisi.
Si vous choississez de macérer les fleurs fraîches de votre jardin, assurez-vous de ne pas les ceuillir à la rosée du matin et d'enlever les petits indésirables qu'ils pourraient y avoir sur les pétales. L'idéal serait de les faire sécher juste un peu pour être certaine qu'il ne se forme pas de moississure, car de l'eau avec de l'huile comme ça dans un pot, ça ne fait pas bon ménage.
Je vous le dit, car c'est ce que j'avais fait la première fois.
Fermez le pot et gardez le à la vue, pas nécessairement au soleil ou sur le bord d'une fenêtre , mais accessible; car, vous devrez brasser et renverser ce pot environ tous les deux jours, jusqu'à minimum 3 semaines ou 4 à 6 semaines, en général moi je fais 4 semaines.
Ensuite, vous filtrez avec une étamine , coton à fromage, ou filtre à café. Il faut que se soit tissé serré, car les petits résidus de plantes passeront à travers.
Ici, j'ai environ 30 gr. de fleurs de calendula et environ 380 gr. d'huile d'olive. J'en perdrai un peu au filtrage.
Il m'en restera peut-être 350 que je pourrai utiliser dans la fabrication de crèmes, onguents, pommades, etc.
Dont la Pommade Becké Bobo que je vous ai suggéré
Maintenant: les vertus de cette huile de calendula.
Après avoir lu plus haut les propriétés cosmétiques de l'huile d'olive ajouter les propriétés de la calendula et vous avez un produit efficace, sécuritaire et plus économique et gratifiant de le faire soi-même.

dimanche 17 août 2008

Jardin "La clef des champs"

Comme j'étais en vacances cette semaine, j'ai fais de belles découvertes ou redécouvertes.
J'avais déjà visité ce jardin il y a quelques années et ils ont déménagé il y a deux ans, mais l'année dernière il n'y a eu aucune visite car ils n'étaient pas prêts.
Donc, j'attendais cette année avec impatience, j'avais hâte de voir le nouveau site.

Paraît-il qu'ils ont déménagé toutes les plantes en un jour seulement avec quelques centaines d'étudiants en horticulture du jardin botanique de Montréal.
En même temps que c'est impressionnant, ça dû être tout un casse-tête.

Le nouveau jardin s'étale en terrasses.
Ça été une surprise d'ailleurs, car ça grimpe et comme nous avons un été pluvieux (ai-je besoin de vous le dire) c'est boueux à plusieurs endroits et j'étais en sandale, heureusement que j'avais mis mes sandales attachées donc plus stables car dans les montées je me serais peut-être casser la figure. Il y avait des gens avec des bottes de pluie, je ne sais pas où ils avaient pris l'information mais c'était préférable, ou ne serait-ce qu'en "running shoe" c'est plus sécuritaire.
Il n'y a pas de place pour personne à mobilité réduite et/ou personne âgée.
C'était d'ailleurs un point négatif à la visite. Ces renseignements devraient se trouver sur le site de LA CLÉ DES CHAMPS
Ici, j'ai photographié des endroits en pente mais très accessible comparativement aux autres endroits, où je n'ai pas pensé prendre des photos, j'étais trop occupé à monter.
Ça c'est particulier et c'est à voir= Le toit végétal.














La merveilleuse CALENDULA (calendula officinalis) que vous pouvez faire pousser chez vous. On l'appelle aussi souci. C'est une annuelle. Malheureusement, je n'en ai pas semé cette année, je devrai en acheter cet automne.

Je fais une huile florale avec ses boutons fleuris que j'utilise après, dans des crèmes, onguents ou savons que je fais. La fleur de calendula est merveilleuse entre autres pour la peau, c'est pour cela qu'elle est souvent présente dans des crèmes.

Voici un LIEN où vous pourrez voir les effets thérapeutiques de cette merveilleuse Calendula.

Vous verrez également sur cette PAGE, les utilisations de l'huile florale ou macérat huileux comme ils appellent en France. Macérat huileux est plus exact car il n'y a pas que des fleurs que l'on peut macérer.

Qui ne connaît pas celle qui suit, que plusieurs personnes ont chez eux, dont moi, et qui agrémente beaucoup le paysage fleuri de nos jardins.
J'ai nommé l'ÉCHINACÉE (echinacea purpurea ou angustifolia)

Vous la connaissez sans doute sinon lisez ce qui suit et référez-vous aux pages suggérées et vous aurez envie de vous soigner autrement qu'avec des Advil ou Tylénol rhume.

Je soigne les rhumes de ma mère de 85 ans ainsi que ceux de mon petit-fils de 8 ans depuis plusieurs années, entre autres avec l'échinacée.

Cette photo est celle du jardin.
Cette photo c'est MON Echinacée avec sa voisine d'avant plan la sauge officinale, avouez qu'elle est belle aussi.
Voici la page d'échinacée sur un SITE québécois où je me réfère souvent pour diverses informations concernant la santé ou CELUI-CI
Personnellement, je ne transforme pas encore l'échinacée, car c'est préférable d'extraire la racine et c'est encore trop compliqué pour moi, donc je l'achète, de préférence des compagnies qui sont suggérées sur le deuxième lien que je vous ai écris.

La dernière photo que je partagerai avec vous est la photo du sarrasin. À la clé des champs on le cultive pour s'en servir comme engrais vert, naturel.
Je ne peux m'empêcher de vous raconter une anecdote savoureuse avec ma copine française Sophie, qui était en visite chez moi et qui m'accompagnait lors de cette visite.
Elle s'est mise à dire "ce n'est pas du sarrasin ça, du sarrasin, c'est noir". J'avais beau lui dire: mais, si la fille qui est herboriste et guide dans ce jardin nous le dit, c'est que c'est probablement vrai. Et comme je vous ai dit que les jardins étaient en terrasses, quand nous étions plus haut , on repassait près du sarrasin et elle me répétait la même chose et elle a pris quelques photos, c'est d'ailleurs une de ces photos que je vous montre ici. J'ai re-demandé à la fille si c'était bien du sarrasin, "ÇA" et elle m'a répondu dans l'affirmative.
Alors, j'ai dit à ma copine: Arrête de faire ta française! J'aime bien la taquiner...
Moi, je pensais qu'elle avait déjà vu du sarrasin, moi, je n'en avais jamais vu.
Et bien, elle non plus, seulement comme moi, dans une assiette...
Quand nous sommes arrivées à la maison, elle s'est empressée d'aller voir sur Internet ce que le sarrasin avait l'air et je lui ai montré du sarrasin que je fais germé et qui n'est pas noir non plus.

Alors, avec tout ça , ce fut une agréable journée et une belle visite qui dure environ 1h 30 et ils vendent de leur produits sur place. Leurs produits se trouvent également dans les magasins d'aliments naturels. Vous pouvez visiter jusqu'au 1er septembre. Il n'y a pas de visite libre, donc, informez-vous pour les heures de visite guidée.

lundi 28 juillet 2008

Petits trucs pour grandes chaleurs



Très simple, rapide, accessible...
Vous connaissez la MENTHE POIVRÉE ?
Soit fraîche, que vous avez dans votre jardin, en pot j'espère pour vous, car elle est très envahissante ou sous forme d'huile essentielle?
Si vous êtes comme moi: inconfortable avec la chaleur.
Ma grande amie ces temps-ci: la menthe poivrée.
Utilisations diverses:
Faites infuser avec votre thé vert quelques feuilles de menthe
Ou
À la place du café le matin, infuser seulement des feuilles de menthe verte ou menthe poivrée
Ou
Faites infuser une tasse , laisser refroidir et ajouter à votre thé glacé ou limonade
Ou
Couper en petits morceaux des feuilles de menthe et ajouter à une salade de fruits, une coupe de crème glacée, dans une salade...
Ou
Sur votre corps: Vous passez sous la douche et quand il fait très chaud, on a l'impression que l'effet de la douche ne dure pas très longtemps, alors ajoutez quelques gouttes d'huile essentielle de menthe poivrée dans votre gel douche: effet très agréable. 4 à 5 gouttes dans votre paume de main fera l'affaire.
Si vous voulez l'incorporer dans votre contenant de gel douche. Ajouter environ 20 à 30 gouttes pour 200 à 250 ml. de gel.
ATTENTION AUX YEUX!
L'huile essentielle de menthe poivrée ne doit pas entrer en contact avec les yeux, à moins que ça ne vous dérange pas de garder les yeux fermés pour les prochaines heures.
Si vous êtes plutôt bain, faites infuser de la menthe dans une ou deux tasses d'eau et ajouter à votre bain. Ne mettez pas de menthe poivrée en huile essentielle directement dans votre bain sans l'avoir mélangé au préalable avec un corps gras.
Ou
Vous pouvez mélanger quelques gouttes de menthe poivrée à votre crème pour le corps et vous sentirez votre peau plus fraîche
Ou
Pour les jambes lourdes: mettez de l'eau ou de l'hydrolat dans une bouteille à vaporiser, ajouter quelques gouttes de menthe poivrée et vaporiser les jambes: effet garanti.
VOUS DEVREZ AGITER LA BOUTEILLE AVANT CHAQUE UTILISATION, car l'huile essentielle aura tendance à rester en surface. Vous pouvez aussi utiliser ce vapo sur les bras , dans le cou et même sur le sternum, pour ne pas dire entre les seins, là où nous mesdames, avons l'habitude de sentir une petite rigole couler quand il fait chaud. Et si vous gardez cette bouteille au frigo , ce sera d'autant plus rafraîchissant.
CONTRE-INDICATIONS de l'huile essentielle DE MENTHE POIVRÉE:Évitez si vous êtes enceinte et/ou allaitante (huile essentielle seulement, ne s'applique pas pour les tisanes)
Evitez chez le bébé de moins de 30 mois. Peut causer un spasme pharyngé
Ne pas prendre en interne avant l'âge de 6 ans.
J'espère que ces quelques idées vous aideront à supporter les chaleurs