jeudi 25 septembre 2008

Distillation d'huile essentielle


Samedi dernier, dans le cadre d'un atelier organisé par notre professeur Maurice Nicole, de l'Institut d'aromathérapie scientifique, nous avons visité une distillerie artisanale d'huile essentielle de matière première québécoise.

Naturellement, nous au Québec, nous distillons surtout des conifères. J'ai pas besoin de vous dire que nous distillons pas, par exemple du tea tree, une des huiles les plus connues.
Par contre, je sais pour avoir déjà visité en Estrie, que nous produisons de la lavande vraie et un autre producteur arrive à produire plus de 30 essences différentes; au Québec.

D'abord, c'est quoi une distillation d'huile essentielle? Vous trouverez également ici , dans la définition d'une huile essentielle, l'explication d'une distillation à vapeur d'eau.
Voici, l'alambic en question: à droite, la partie du bas où est déposé le bois de chauffage pour chauffer l'eau , à gauche vous voyez la cuve de 300 litres où vont être déposées les plantes en vue de la distillation.

Voilà la cuve vide, où nous avons déposé les branches de sapin et sur la gauche , vous voyez le tube où la distillation se fait et en-dessous l'essencier qui récolte l'huile et l'hydrolat.
Alors, pourquoi avoir visité spécialement, cette distillerie?

Et bien, surtout pour faire connaître le travail remarquable d'une distillerie artisanale.
Croyez-moi, c'est un "ART".
Passion, patience, rigueur est de mise.

Même si je manipule des huiles essentielles depuis plusieurs années et que je connaissais bien sûr, le procédé, je n'avais jamais vu sur place.
J'avais bien déjà vu dans l'économusée d'Aliksir à Grondines l'installation d'une distillerie mais je n'avais pas vu la fabrication en tant que telle.
Une distillerie artisanale a bien sûr une plus petite production et le travail exigé est énorme.


Donc, voilà l'endroit exceptionnel que nous avons eu la chance de visiter; le nom : NATURESSENCE situé à Danville, entre Victoriaville et Sherbrooke, en Estrie.



Cette journée nous avons assisté à la distillation du sapin baumier. Jean, notre hôte nous disais que; des essences qu'il distille, le sapin est l'essence qui lui donne le plus de rendement.

Dans sa cuve de 300 litres, nous avons bien empilé les branches de sapin baumier, la distillation s'est échelonné sur 4 1/2 heures et ça prend une surveillance constante, pour la pression qui est affiché sur des cadrans, et ajouter toujours du bois. Sans compter la préparation de la matière première, les outils, le nettoyage, la mise en marché et j'en passe. Enfin, tu y passes la journée. Pour en arriver à la fin à : environ 350 à 400 ml. d'huile essentielle et environ 40 litres d'hydrolat.

De cet essencier: à gauche, sortira l'hydrolat et à droite l'huile essentielle

Comme ces hydrolats requièrent d'être conservés au frais et on ne peut les conserver plus de 1 à 2 ans, il n'est pas équipé pour garder toute sa production, donc il doit en jeter.....quelle perte...


Voilà le produit tant attendu. Vous voyez au fond, il reste encore un peu d'eau (hydrolat) qu'il retirera au moyen d'une paille que la gravité sortira de la bouteille.


Nous sommes repartis avec chacun 500 ml. d'hydrolat et 12 ml. d'huile essentielle, dont j'ai déjà utilisé hier pour faire un sirop pour le rhume pour la famille.

En faisant mon sirop, je pensais encore au travail énorme pour arriver à si peu de produit fini.
Si on pense que des huiles essentielles, c'est cher... Avec raison, quand on voit le travail qu'il y a derrrière.
L'hydrolat c'est en quelque sorte, le résidu du procédé de distillation. Si tous les résidus avaient autant de qualité que l'hydrolat, ce serait fantastique...

Pour ma part, l'hydrolat fait partie de mon quotidien.
J'en ajoute presque toujours dans l'eau que je bois, car les propriétés de l'hydrolat sont semblable à son huile essentielle, en beaucoup moins concentrées et ça donne un bon petit goût à l'eau tout en nous protégeant par exemple des virus qu'il y a dans l'air et avec lesquels nous sommes constamment en contact. Dans mon eau, j'utilise surtout le sapin, la menthe, la cannelle.

J'utilise aussi matin et soir en vaporisation sur le visage, d'autres sortes d'hydrolats, comme la rose, le néroli, l'hélichryse et bien d'autres...

Et bien, voici une autre belle journée, et il faisait un temps magnifique, ce qui n'est pas sans ajouter au charme d'une telle visite.

Je vous joins le lien sur You Tube qu'Alain , un des participants, a fait avec les photos de plusieurs personnes présentes.

1 commentaire:

sarah a dit…

Bonjour,
Les 6-7-8 Mars prochain nous recevons à Montréal Pierre Franchomme pour un séminaire.
J'ai pensé que cela pourrait vous intéresser.
Les thèmes abordés seront :
• Les clés essentielles de compréhension des modes et mécanismes d’action des molécules aromatiques et de leurs extraits dont ils sont issus ;
• Les clés d’utilisation pratique des huiles essentielles, des huiles aromatiques par CO2 super critique et des absolues.
• Les propriétés des hydrocarbures mono- et sesquiterpéniques des huiles essentielles ;
Les 12 plus importantes monographies des plantes de ces familles chimiques.
L’aromathérapie, thérapeutique majeure dans les viroses aigues respiratoires, les entérites et les hépatites virales chroniques, les conjonctivites et dermites virales aigues et chroniques et leur substratum immunitaire.

Bonne journée
Sarah